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MathiasMalzieu

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Jouer

Dionysos Cloudman

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Création : 12/06/2011 à 04:07 Mise à jour : 14/05/2012 à 20:17

Mathias Malzieu.

(Source 1#)

M a t h i a s M a l z i e u . S k y r o c k . c o m

M a t h i a s M a l z i e u . S k y r o c k . c o m Retrouvez-moi également sur http://song-for-jedi24.skyrock.com
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#Posté le dimanche 12 juin 2011 04:47

Modifié le samedi 17 mars 2012 16:53

M a t h i a s M a l z i e u . S k y r o c k . c o m

► Mathias a répondu aux questions des internautes dans les locaux de 20 minutes. Voici ses réponses à leurs questions. 

M a t h i a s M a l z i e u . S k y r o c k . c o m


Encore bravo pour le concert d'hier soir! Même de chez moi, il m'a semblé que je décollais du sol, quel puissance tout y est! Il me tarde les Déferlantes maintenant! J'ai déjà vu Lise et son piano en petit comité. N'a-t-elle pas sa petite touche personnelle en tant qu'artiste dans votre dernière tuerie d'album? Je sais que déjà son filet de voix ressemble à un doux chant d'oiseau. Comment cette rencontre s'est-elle réalisée?
►Merci! C'était étrange de ressentir le public dans la salle avec des chansons toutes neuves et d'imaginer un autre public qui nous écoutait de chez lui... Belle expérience!
Lise est un fantastique artiste solo, avec un très bel album sur lequel j'ai eu la chance de chanter une chanson que nous avons composé ensemble, «la ballerine et le magicien».
Son apport en tant que «bird'n'rolleuse-choriste» de luxe est plein de délicatesse et de surprise. C'est vrai que sa voix, c'est un peu un chant d'oiseau, mais avec des mots.
 
Etant rentré dans l'univers de Dionysos il y a 10 ans (ouch, le temps file !), je n'ai jamais su en ressortir. Que de chemin fait depuis 1993! Une longevité assez rare dans le rock français. Cela vous fait-il un coup de vieux de ne plus être le groupe de petits jeunes qui monte?
►Nous avons l'impression d'être au début de l'histoire, tant tout ça pétille. Tant que le rapport à la surprise, à l'aventure et au risque est maintenu, tout est toujours possible. C'est l'esprit de cet album «Bird'n'roll», un retour au rock'n'roll des débuts, mais avec l'enrichissement des projets parallèles de chacun, les albums solo de Babet, son rôle de Wendy dans Peter Pan au théâtre, le groupe Corelone de Rico et Stéphan, la production du disque de Cyrz pour Mike, et pour ma part, l'écriture de mes romans et la co-réalisation du film « La mécanique du c½ur » avec Stephane berla (réalisateur des clips « neige », « Tais-toi mon c½ur » et « Cloudman »). Avec tout ce fourmillement ludique et créatif, on se sent encore comme de jeunes débutants!
 
J'ai acheté votre dernier album, je trouve que le groupe efface son empreinte instrumentale au profit de votre voix et vos textes. Abordez-vous différemment la musique depuis vos succès littéraires?
►Non, pas du tout. L'envie de raconter de s histoires, que chaque chanson corresponde à une sorte de roman miniature, de court-métrage est là depuis l'album western sous la neige... On ne se pose pas plus de questions que ça, on continue de travailler à l'instinct, au plus près de nos envies, de personnages, de sons, d'ambiances...
 
J'adore vos livres, surtout “maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi”. Cela me fait penser à mon grand père bien aimé. Quelles sont vos inspirations principales pour vos textes? Quels sont vos groupes fétiches? Encore merci pour vos livres et albums!
►Merci beaucoup. Mon inspiration est un drôle de mélange entre un coté autobiographique, au moins sur le plan émotionnel, les rencontres humaines, livresques, musicales, filmiques... Mes groupes préférés sont les Bad Seeds de Nick Cave, les Pixies, Sonic Youth, Nirvana, les Cramps, The Sonics, The Lills...Et 23566 millions d'autres! Merci beaucoup
 
Ayant déjà lu "La mécanique du coeur" tout en écoutant l'album, et ayant le projet de lire votre nouveau roman, "Métamorphose en bord de ciel", je rapproche, dans un point de vue tout à fait personnel, votre style à celui de "L'écume des jours" de Boris Vian. Qu'en pensez-vous?
►Ça me fait très plaisir, car je suis un très grand fan de Boris Vian et l'écume des jours et un livre qui m'a beaucoup marqué. On m'en parle souvent pour “Métamorphose...” il faut que je le relise du coup...Merci en tous cas.
 
Dionysos, près de 20 ans d'histoire, déjà 7 albums et des milliers de concerts j'imagine! Aucune lassitude?
►L'impression que tout est possible est là, le terrain de jeu continue de s'agrandir, donc non, au contraire, j'ai l'impression que nous ne sommes qu'au début de notre apprentissage.
 
Je suis trop content de la sortie de votre nouvel album. J'ai déjà écouté deux fois la chanson sur Michel Platoche, qui sera culte! Ma femme et moi seront à Beauregard le 06/07. Prépares-tu un show uniquement tourné sur ton dernier album ou feras-tu quelques détours sur tes morceaux qui ont fait la gloire du groupe?
►Merci beaucoup! Les platini(s) décollent bien sur scène, on a pris beaucoup de plaisir à jouer cette chanson hier...avec plein de vieux morceaux aussi bien sur, dans de nouvelles versions bien rock'n'roll.
 
Etiez-vous réellement un jedi, petit?
►J'étais un Gremlins, et, un Jedi, Goldorak et surtout un hyperactif qui avait des soucis de discipline et qui a trouvé une échappatoire (s'équilibrant en écrivant des chansons et autres histoires).
 
D'où vient la chorégraphie du «Bird'n'roll» que l'on peut voir sur les vidéos teaser publiées sur votre site?
►En travaillant sur les nouvelles chansons, on avait cette sensation physique simple et évidente d'envie de danser... Alors on s'est dit, on va inventer la danse qui va avec la musique, une danse médicament qui soignerait les rêves écrasés. On a fait appel à Johanna Hilaire (fée clochette dans Peter Pan qui joue avec Wendy - Babet) pour inventer quelques pas à partager et fabriquer ce «Bird'n'roll».
 
Salut! Tu as rencontré Tim Burton récemment, c'était comment? Quel est le film que tu préfères venant de lui?
►Super expérience! J'ai été très touché par sa simplicité et sa passion intacte... Edouard aux mains d'argent est mon film préféré venant de Tim Burton.
 
C'est quoi le «Bird'n'roll»?
►Une danse magique qui permet de se soigner de la mélancolie, faites le chez vous, vous allez voir ça marche (testé par le groupe depuis des mois...)
 
L'adaptation de «La mécanique du c½ur» devait à l'origine sortir en salle le 12 octobre 2012, juste après votre série de concerts à l'Olympia : pur hasard ou challenge? Nous avons appris récemment que le film aurait un petit contretemps à cause de la faillite de la boite d'animation. Êtes-vous parvenu à régler ces problèmes? 
►C'est un projet magnifique, mais très lourd, pharaonique... Passionnant, mais long à mener à bout, mais quand il sera finit, on sera très  très heureux de le défendre à nouveau.
 
Le projet d'adaptation au cinéma de ton livre «La mécanique du c½ur» avec Luc Besson est-il toujours d'actualité ?
►Oui, sortie octobre 2013, retardé, mais toujours en cours!
 
Vous êtes un groupe qui semble vouloir rester discret, se protéger. Est-ce important pour vous de ne pas prendre la grosse tête?
►C'est la base de tout... L'envie, ça ne marche qu'à l'envie, le reste n'existe pas vraiment.
 
Comment s'est passé cette première date, hier au Trianon?
►Fantastique de peur, d'excitation et de jubilation mêlée! C'était bon de se retrouver sur scène avec tout le groupe et retrouver le public... Incroyable...
 
Vous sentez vous proche de l'univers de Tim Burton?
►Oui, je l'aime beaucoup.
 
► Un grand merci aux internautes pour vos nombreuses questions, j'espère y avoir répondu au mieux avec mes deux doigts sur le clavier...A très vite pour de nouvelles aventures! Mathias


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#Posté le vendredi 06 avril 2012 12:27

Modifié le lundi 14 mai 2012 20:14

M a t h i a s M a l z i e u . S k y r o c k . c o m

Interview de Mathias
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"Je l'adore, mais je ne veux pas être le Burton français"
INTERVIEW
 —
 Il y a toujours eu du Tim Burton dans Mathias Malzieu. Le chanteur de Dionysos nous parle de "son" cinéaste alors que l'expo bat son plein à Paris.
 — 
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M a t h i a s M a l z i e u . S k y r o c k . c o m
Il l'avoue depuis toujours, Mathias Malzieu est un fan de la première heure de l'oeuvre enchanteresse et torturée du réalisateur américain, dont l'expo sobrement intitulée "Tim Burton" bat son plein à Paris. Dans ses paroles de chanson et dans les clips, la pile électrique vocale du groupe français Dionysos évolue dans les mêmes eaux troubles et poétiques que le papa d'Edward aux mains d'argent". Mais c'est surtout depuis qu'il s'est mis à écrire des romans que l'affiliation ne fait plus de doute. Dans "La Mécanique du c½ur", sorti en 2007, Mathias raconte les péripéties amoureuses de Jack, dont le c½ur, apparent et fragile, n'est autre qu'une vieille horloge. Un conte de fées pour adulte que Luc Besson a accepté de produire, dans une adaptation ciné qui devrait sortir dans le courant de l'année prochaine.
 
- Qu'est-ce qui vous séduit dans l'univers de Tim Burton?

- Bien sûr, le graphisme. Mais surtout, ce mec décloisonne complètement les genres. Histoires pour enfants, film d'horreur, conte pour adultes, il mélange des ambiances qui, a priori, n'ont rien à faire les unes avec les autres. Et avec une tendresse, une humilité et une sincérité incroyable. C'est un passeur. Burton n'a pas peur de l'émotion. Il peut mettre de la tendresse dans l'horreur et de l'humour dans l'amour. Il tend des pièges en permanence. Et c'est en laissant ouvertes toutes les portes, sans jamais se la raconter, qu'il a progressivement créé ce que l'on appelle aujourd'hui l'univers Burton.
 
- Populaire et pointu à la fois?

Exactement. Burton, c'est Björk, Chaplin, Beck et les autres. Il n'est jamais tombé dans le populisme et ne s'est jamais laissé envahir par l'art de niche un peu pompeux. C'est plus difficile d'être apprécié et respecté de tous, que de jouer à l'artiste maudit et incompris. Et il y parvient à merveille.
 
- Il y a beaucoup de Burton dans votre univers personnel. Une inspiration assumée? 
 
- Ce n'est pas le seul, évidemment, mais oui j'assume totalement cette affiliation. Forcément, lorsque l'on parle de contes, de poésie, de noirceur, d'humour et de surréalisme, on pense immédiatement à Burton!
 
- La sortie prochaine de votre premier film d'animation ne va pas arranger les choses!

- C'est un peu la même famille, le rapprochement sera inévitable. Mais je ne veux pas être le Burton français. On a fait attention à ne pas le singer bêtement, d'avoir les mêmes réflexes graphiques que lui. Je suis beaucoup plus vigilant que dans mes bouquins, parce que le cinéma, c'est son créneau. A nous de trouver notre petite mélodie personnelle. Mais surtout ne pas tomber, à l'inverse, dans une paranoïa et supprimer tout ce qui fait un peu Burton! (Il sort son iPhone pour nous montrer les personnages de "La Mécanique du coeur) Une grande différence avec Burton, ce sont les yeux. Ces créatures ont des gros yeux ronds, des billes quoi. C'est sa signature.
 
- On peut imaginer une collaboration Burton-Malzieu à l'avenir?

- Ah, ah, pourquoi pas. Justement, à la Cinémathèque, on s'est rapidement croisé et on a fait connaissance. J'ai failli lui filer mon dernier bouquin comme un vieux fan tout pourri! (Il se marre)
 
- Vous avez aimé l'exposition? 
 
- Oui, c'est une rétrospective incroyable. On peut enfin juger du boulot qu'il a abattu depuis toutes ces années. En fait, je l'ai vue au MoMa à New York il y a deux ans. Mais je trouve que c'est moins immergeant à Paris. Déjà, à New York, il y avait les marionnettes de "L'Etrange Noël de Monsieur Jack"! Et tu entrais dans une bouche énorme, suivi d'un long couloir sombre où tu pouvais regarder des petits films d'animation.
 

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#Posté le samedi 10 mars 2012 03:39

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Mathias en compagnie de Tim Burton sur FranceInter
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Mathias : Avec Tim Burton..ça fait quelque chose.. Manquait plus que le fantôme de Johnny cash..

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#Posté le dimanche 12 juin 2011 05:53

Modifié le lundi 05 mars 2012 10:01

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Grand succès de la lecture musicale de Mathias Malzieu (30 janvier 2012)
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Le Consulat général de France à Québec, en collaboration avec Flammarion, a accueilli Mathias Malzieu au Québec du 22 au 29 janvier 2012. Artiste aux talents multiples, auteur-compositeur-interprète volcanique du groupe Dionysos, Mathias Malzieu est également un auteur de romans et de nouvelles d'une force poétique et d'un imaginaire peu commun. Accompagné du pianiste Kim Giani, il a donné deux lectures musicales, a Québec et Montréal, de son dernier roman Métamorphose en bord de ciel.

« Tom Cloudman, le personnage principal, est sans conteste le plus mauvais cascadeur du monde... » La Métamorphose en bord de ciel, c'est surtout l'histoire merveilleuse d'un homme qui veut tuer la mort et tutoyer les cieux.
 
http://www.consulfrance-quebec.org/Lecture-musicale-de-Mathias

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#Posté le vendredi 17 février 2012 13:49

Modifié le vendredi 24 février 2012 15:43

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Mathias Malzieu (Dionysos) sur Francophonie Express*
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Mathias, vrai gentleman, nous parle de la lecture musicale de son 3e roman Métamorphose en bord de ciel qui nous présente au Québec.
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#Posté le samedi 28 janvier 2012 13:35

Modifié le vendredi 24 février 2012 15:43

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Mathias Malzieu: le rêve, c'est du sérieux!
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(Québec) Comme le personnage principal de son dernier roman, Mathias Malzieu se voit un peu comme une toupie : ce n'est qu'en mouvement qu'il dit garder son équilibre. Pas étonnant, donc, de voir cet artiste hyperactif accumuler les rôles. Écrivain à succès et chanteur du groupe rock Dionysos, il prête ses talents à des collègues musiciens (Olivia Ruiz ou Cali) et s'est fait scénariste pour adapter l'un de ses romans, qui deviendra un film d'animation.

À travers tout ça, le Français a aussi trouvé le temps de venir nous rendre visite. L'auteur sera de passage à Québec vendredi, au Studio P, pour offrir une lecture musicale de son troisième roman, Métamorphose en bord de ciel.

Ce «conte pour grands enfants» nous amène sur les traces de Tom Cloudman, décrit comme le plus mauvais cascadeur du monde, poussé par son désir de voler et devenu célèbre avec ses performances de haute voltige... qui se terminent généralement dans de pitoyables écrasements. Lorsqu'on lui découvre une maladie incurable, «l'athlète» fera la connaissance d'une créature mi-femme mi-oiseau qui lui offrira de le guérir et de réaliser son rêve d'envol en le transformant en volatile. Mais pour ce faire, il devra dire adieu à sa nature humaine et accepter une éventuelle paternité. Parce que la métamorphose ne s'enclenchera que dans l'acte sexuel...

«Depuis l'enfance, ç'a toujours été un de mes fantasmes de pouvoir voler. Ça et être invisible. Ce sont les deux "pouvoirs magiques"qui m'ont toujours fasciné», a noté l'écrivain, joint hier à Montréal, où il est arrivé dimanche. «J'ai fait un mélange entre ce fantasme-là et une certaine réalité : entre ma vie sur la route avec les concerts et le groupe et le fait de vieillir un petit peu, a-t-il ajouté. Je pensais à l'idée de tester les limites du corps. Entre le rêve, la réalité et le fantasme, où est-ce qu'on se situe à l'âge où on va peut-être devenir père? Où est-ce qu'on garde notre part d'enfance? Avec toutes ces questions en tête, ç'a donné cette histoire.»

Mathias Malzieu attache une grande importance au thème du rêve, placé au centre de son roman. Il refuse d'ailleurs de le réduire à un concept de fuite, à quelque chose de mignon ou d'enfantin. Aux yeux de l'auteur, le rêve, c'est du sérieux!

«Être capable d'assumer complètement ses rêves, c'est extrêmement courageux, a-t-il lancé. C'est concret et réel. Travailler à son rêve, comme disait Jacques Brel, c'est quelque chose de responsable parce que ça peut créer des envies et du désir chez soi qu'on pourra partager avec les autres. Pour moi, c'est une notion extrêmement importante, surtout par les temps qui courent.»

Du livre au CD

Si son nom est moins connu chez nous, Mathias Malzieu a fait beaucoup parler de lui de l'autre côté de l'Atlantique. Encensé par la critique, son roman La mécanique du coeur sera bientôt publié dans 20 pays et fera l'objet d'une adaptation cinématographique. Le film d'animation, produit par Luc Besson et réalisé par Stéphane Berla, devrait arriver sur les écrans à l'automne 2013.

En 2007, La mécanique du coeur avait aussi eu droit à une adaptation musicale - «une bande originale du livre», se plaît à dire M. Malzieu - par le groupe Dionysos. Dans une formule un peu différente, Métamorphose en bord de ciel aura le même privilège : l'album Dionysos Plays Bird'N'Roll, attendu au printemps, fera référence à des thèmes et des personnages élaborés dans le roman, tout en introduisant le concept du «Bird'N'Roll». «C'est l'idée d'une danse thérapeutique qui est un mélange entre le rock'n'roll et le battement d'ailes des oiseaux et qui permet aux gens de se libérer de leurs angoisses», a précisé le chanteur, qui aura l'occasion de revenir au Québec en juin. Il sera cette fois accompagné de ses complices de Dionysos, qui se produiront aux FrancoFolies de Montréal.

Vous voulez y aller?

QUOI: lecture musicale de Métamorphose en bord de ciel

QUI: Mathias Malzieu

QUAND: vendredi à 19h30

OÙ: Studio P

ACCÈS: libre
 
INFO.: www.librairiepantoute.com/lestudiop
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#Posté le jeudi 26 janvier 2012 03:12

Modifié le vendredi 24 février 2012 15:43

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Musicview Dionysos FR
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#Posté le samedi 24 décembre 2011 02:40

Modifié le vendredi 24 février 2012 15:43

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HUBBYZ - Dionysos ( Teaser )
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Mathias MALZIEU chanteur de DIONYSOS nous explique comment il voit hubbyz. Pour lui ça être une vraie plateforme d'échanges et de rencontres entre musiciens et artistes avec beaucoup de surprises à venir...
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#Posté le vendredi 13 janvier 2012 07:41

Modifié le vendredi 24 février 2012 15:44

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La fille que je n'embrasse pas ( ou la véritable histoire du père noël )
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— Je ne pourrai jamais remettre mes habits de l'hiver dernier, dis-je à cette fille que je n'embrasse pas
— Et pourquoi pas ?
— Ils me tiennent froid.
— Ah...
— Ils me rappellent moi quand je me suis fait jeter.
— Ah, dit-elle encore moins fort que la première fois, un spasme de papillon sous les paupières.
Cette fille que je n'embrasse pas m'a presque regardé, en souriant avec beaucoup de précaution. Un mois plus tard, elle m'avait tricoté une écharpe.

Il reste 31 jours avant Noël. 31 jours pour inventer quelque chose d'aussi juste et tendre à lui offrir. Le gris pas marrant de novembre enveloppe la capitale. Les gens ont des gueules d'ordinateur éteints. La fille que je n'embrasse pas est cachée dans sa capuche, façon tortue douce. On dirait une eskimo sexy perdue dans les rues de Paris. J'aimerais devenir bricoleur-inventeur sur le champ, lui fabriquer ce quelque chose qui serait de l'ordre du chauffage émotionnel.
J'ai pensé à un bonhomme de neige vivant, programmé pour les bisous que je ne lui fais pas. Afin d'éviter qu'il fonde, il faudrait une glacière pour l'emmener en voyage, un frigo à roulette... compliqué. Et puis, s'ils baisent, elle va choper une pneumonie.
J'ai pensé également à des petits poèmes de cul en bouquet, ça pourrait la faire rire. Sur chaque fleur des petites choses comme :
« Fleurs d'harmonica
Je t'ai dit que je connaissais des écureuils qui font des crêpes, que j'avais un planté un guit'arbre dont les branches sonnaient comme des accords barrés et les feuilles comme des arpèges.
Je t'ai dit qu'au printemps poussaient des fleurs d'harmonica tout autour et que je possédais les clés de cette forêt symphonique. Et tout ça rien que pour te baiser. »
Ce genre de choses. Puis je me suis dit que c'était peut-être un peu ambigu.

Il ne reste plus que 16 jours avant le 25 décembre. Je rentre chez moi en me disant que tout ça risque de se terminer à coups de coffret de films à la Fnac. C'est alors que je croise un père Noël en chaussures de tennis Nike qui distribue des papillotes en bas de chez moi. Il est en train de discuter avec ce gars au gilet de sauvetage dégonflé plus qu'orange et bottes de pluie noires. Celui qui défonce le bitume avec son étrange motoculteur sous mes fenêtres depuis des mois et me sert de réveil matin préhistorique.
Entre deux tremblements de trottoir, il lui répète la même blague.
— Hey Michael Jordan ! On t'a reconnu ! Tu peux pas faire rêver les gamins avec tes pompes, là...
— Mais je suis le véritable père Noël ! En personne ! répond-il mi-vexé, mi-complice.
Et, un petit garçon obèse d'ajouter en passant : « Il est tout pourri ton déguisement ! » Ils ont éclaté de rire et ont fini par échanger leurs chaussures au milieu des volcans de bitume et de gravats.
— Je suis l'incarnation de la véritable histoire du père Noël, j'te dis !
J'ai pris une papillote, suis monté chez moi et c'était décidé. J'allais offrir à la fille que je n'embrasse pas un petit film fait maison qui raconterait la véritable histoire du père Noël.

« La véritable histoire du père Noël »
Le titre apparaît, scintillant comme si chacune des lettres qui le compose était vivante.
Le film s'ouvre alors sur un jeune homme barbu qui coupe du petit-bois avec une grande paire de ciseaux sous une neige ostensiblement fabriquée avec des bouts de coton. Sa barbe est fausse, son gros ventre aussi, ce qui provoque un effet de comique doux. On sourit agréablement, sans éclater de rire. Une voix off grave et profonde entonne « Mon nom est Noël quelque chose. Personne ne connaît mon nom de famille, car j'ai été abandonné dans la forêt et élevé par des bûcherons. Qui m'ont abandonné à leur tour parce que je m'attachais tellement aux arbres que je n'arrivais plus à les abattre. J'habite toujours dans cette forêt. L'hiver, j'attends que les arbres meurent pour les découper en jouets. Je fabrique surtout des mobiles à oiseaux. Des oiseaux en laine. Je ne sais pas pourquoi, mais ces objets me réconfortent. »
Le jeune homme barbu est filmé de dos en train de s'affairer. La caméra tourne autour de lui et découvre une de ces créations. Ce qu'il appelle « mobile » ressemble à un cadavre de pieuvre séché. Noël pose alors sa hache, embarquant son mobile à frissons. Il marche dans la forêt sur une musique rythmée sur ses pas qui s'enfoncent dans la neige profonde. Il pénètre dans une cabane minuscule munie d'une porte trop petite pour qu'il puisse y entrer debout. Il se glisse dessous et la cabane se soulève, il la porte comme une tortue sa carapace.
C'est le moment ou une sorte de femme eskimo sexy entre dans le champ de la caméra.
— Votre niche est magnifique monsieur... C'est votre chien qui doit être content !
— Je n'ai pas de chien, ma maison est trop étroite pour abriter un chien.
— Où est votre maison ?
Il fait signe qu'elle est sur son dos.
— Ah, dit la femme encapuchonnée, un spasme de papillon entre les paupières.
— Je l'ai reconstruite trois fois, mais elle s'écroule comme un château de cartes, il suffit qu'un écureuil enrhumé se promène dans le coin, qu'il éternue et hop, toit par terre !
— Vous n'êtes pas doué pour l'immobilier mon pauvre garçon, commente-t-elle en souriant avec beaucoup de précaution.
— Non, répond-t-il avec sa maison sur le dos. C'est pourquoi je finis toujours par me faire abandonner.
— On n'abandonne pas les gens pour des histoires d'immobilier monsieur...
— Disons que j'ai une fâcheuse tendance à faire les choses à l'envers.
— Comme quoi ?
— Je fais les jouets avant de faire les enfants et avant de fabriquer la maison pour les enfants... D'ailleurs je suis obligé d'abandonner mes jouets dans la forêt parce que je n'ai pas de quoi les abriter non plus.
— J'ai un fils qui sera le plus heureux du monde de pique-niquer dans la forêt aux jouets abandonnés, si vous le permettez.
— Avec plaisir. Venez donc dimanche après-midi, mais contournez bien le lac ! L'hiver n'est pas très froid cette année, du coup la glace est si fine que quiconque aura des velléités de patinage artistique se verrait avalé par l'antre de la terre pour finir dévoré par les phoques.
— D'accord, mais venez déjeuner avec nous d'abord, nous habitons de l'autre côté du lac gelé. La première maison à gauche du vieux chêne.
— Très bien, merci...

Fondu au noir et l'image s'arrête sur le visage ravi de notre héros barbu.
On retrouve Noël avec un énorme sac à dos rempli à ras bord de jouets fabriqués en arbre morts. Plus tard, c'est ce qu'on appellera une hotte, j'imagine. Il arpente la forêt d'un pas déterminé. Il escalade le portail de la « première maison à gauche du vieux chêne », tel un cambrioleur inversé. Il apporte des jouets plutôt que de voler quoi que ce soit. Il dissémine nombre de ces « machines à cauchemars » dans l'herbe, sur les branches d'arbres et sur le rebord des fenêtres. À croire qu'il est allé récupérer tous ses jouets abandonnés au fin fond de la forêt. Il ne lui reste plus qu'un seul objet à déposer, un immense oiseau mécanique rouge, tricoté à la main. Tout à coup, son visage s'illumine. Bientôt, l'euphorie contamine le reste de son corps et dans un élan d'héroïsme saugrenu, il escalade la maison par la face nord. Il atteint, avec toutes les difficultés du monde, la cheminée. Il se glisse alors dans son conduit et son corps disparaît, comme avalé par le toit de la maison.

Dans le plan suivant notre étrange bûcheron s'éloigne de la maison le pas léger. La voix off entonne : « demain, quand le petit va se lever, il va d'abord trouver un énorme oiseau rouge dans sa cheminée, puis il ira de surprise en surprise dans le jardin. Il sera le seul enfant du coin à avoir deux anniversaires la même année. Je sais qu'encore une fois, je fais tout à l'envers, mais j'espère un tout petit peu que sa mère sera émue. S'ils sont émus tous les deux, je fabriquerai des jouets pour l'éternité. » Noël semble voler sur le sol herbeux, encore couvert de neige par endroits. Son euphorie le porte à tel point qu'il en oublie ses propres recommandations. Il traverse donc le lac gelé sans le contourner. Les bruits de glace qui craque ne semblent pas perturber l'élan de joie qui le pousse. Malheureusement, comme dans la cheminée, son corps disparaîtra, avalé par la nuit, et pour toujours cette fois.
Le lendemain matin, on voit l'enfant sauter de découverte en découverte avec des bulles de merveilleux explosant en feu d'artifice jusqu'au plus profond de sa pupille. Sa mère semble touchée, et se réjouit à l'idée d'accueillir l'artisan compulsif à sa table.
La voix off reprend sur ces images joyeuses : « Pour la première fois de sa vie, le jour de sa mort, notre héros aura réussi quelque chose. L'enfant aux cadeaux perpétuera son ½uvre et s'attellera à la tache d'ébéniste ludique toute sa vie durant. De génération en génération, il transmettra le secret de celui qu'on appellera désormais le « Père-Noel ».

Par Mathias Malzieu

J'espère que la fille que je n'embrasse pas ressentira une légère sensation de chauffage émotionnel, une sensation d'écharpe tricotée main, en regardant ce film.
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#Posté le mardi 27 décembre 2011 08:11

Modifié le vendredi 24 février 2012 15:44

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